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Cornouaille Écologie
Chats, chiens... Comment leurs croquettes contribuent au réchauffement climatique
Par Sarah Sermondadaz le 03.08.2017
mis en ligne le 07/08/17 par Reunig Kozh

Rien qu’aux États-Unis, les chats et chiens domestiques provoquent l’émission de 64 millions de tonnes de carbone supplémentaires dans l’atmosphère. Les coupables ? Des croquettes trop riches en protéines animales nobles, estime un chercheur.

La propriété de chats ou chiens domestiques nécessitera-t-elle bientôt une vignette Crit’Air, comme pour les véhicules à Paris ? L’idée prête à sourire, et pourtant... Il s’agit de carnivores, qui consomment le plus souvent des croquettes industrielles fabriquées à partir de produits et sous-produits animaux. Chaque année, rien qu’aux États-Unis, l’alimentation des chats et chiens produirait ainsi jusqu’à 64 millions de tonnes d’équivalent CO2 (dioxyde de carbone). C’est autant que 13,6 millions de voitures pendant un an ! Voici l’enjeu d’une étude publiée début août 2017 dans PLOS One. Un effet d’autant plus sensible que le nombre d’animaux domestiques augmente partout dans le monde, et notamment en Chine, avertit Gregory Okin, chercheur spécialiste de l’impact du réchauffement climatique sur les écosystèmes à l’université de Californie et auteur de ces travaux.

Le poids de l’alimentation carnée

Rien qu’aux États-Unis, les chats et chiens domestiques provoquent l’émission de 64 millions de tonnes de carbone supplémentaires dans l’atmosphère. Les coupables ? Des croquettes trop riches en protéines animales nobles, estime un chercheur.

L’idée de mener ce projet est venue à Gregory Okin alors qu’il songeait à élever des poulets domestiques dans son arrière-cour. "Je songeais au fait que les poules produisent des protéines à partir d’une alimentation végétarienne, alors que la plupart des animaux de compagnie sont carnivores", raconte-t-il. Il s’est ensuite basé sur des données publiquement accessibles, telles que le nombre de chats et de chiens aux États-Unis, et les ingrédients carnés qui entrent dans la composition des marques de croquettes les plus vendues. Rappelons à titre d’exemple que les vaches françaises émettent autant de gaz à effet de serre (surtout du méthane) en un an que 15 millions de voitures.

CONSOMMATION. Résultat des calculs de ce chercheur : les 163 millions de chats et chiens américains, s’ils constituaient un pays à part dans le monde, se rangeraient en 5e place pour ce qui est de la consommation totale de viande ! Juste derrière la Chine, les États-Unis, le Brésil et la Russie. De quoi produire, à l’autre bout du tube digestif, autant de déjections que 90 millions d’Américains... Bien sûr, les croquettes industrielles intègrent aussi des bas produits qui ne seraient pas consommés par l’homme. Mais également, surtout dans les marques haut de gamme, de la viande parfaitement propre à la consommation humaine ! "Mais un chien n’a pas besoin de manger du steak, puisqu’il peut manger des morceaux que l’homme ne peut pas consommer", observe-t-il.

Pas de régime végétarien pour chats et chiens

L’option semble tentante, mais mettre nos amis à 4 pattes au régime vert pour réduire leur empreinte carbone n’est pas non plus une bonne idée. "Mon message n’est pas de dire aux gens qu’ils doivent se débarrasser de leurs animaux ou les mettre au régime végétarien, nuance Gregory Okin. D’autant plus que ces derniers ont souvent des effets très positifs sur la santé de leurs maîtres. Il reconnaît toutefois qu’il s’agit d’un problème complexe, qui implique les industriels de l’alimentation animale. L’obésité des compagnons à 4 pattes est de plus en plus courante, souligne-t-il, d’où l’intérêt de savoir comment ce que nous donnons manger à nos animaux impacte l’environnement et le réchauffement climatique. "En fait, peut-être qu’au lieu des chats et chiens, nous devrions nous entourer de poneys Shetland : nous ferions de l’exercice physique en les montant, et ils tondraient nos pelouses en échange", conclut le chercheur avec ironie.

Voir en ligne : https://www.sciencesetavenir.fr/nat...

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