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Cornouaille Écologie
Pour nourrir ses vaches l’hiver, il a remplacé le soja par le lupin
Ouest-France 6/11/2019
mis en ligne le 06/11/19 par Reunig Kozh

Jérôme Daniel, 41 ans, a démarré son élevage laitier à Cast (Finistère) en 2014. Il s’est installé, hors cadre familial, ses parents exerçant des professions non agricoles. Il élève 90 vaches et 70 génisses sur 155 hectares. Il a monté de toutes pièces son exploitation.

Jérôme Daniel voulait mettre en œuvre les principes et l’éthique du bio. Mais il reconnaît aussi que les agriculteurs conventionnels ont beaucoup évolué dans leurs pratiques. Après deux années de conversion, il est certifié agriculture biologique depuis mai 2019. Féru de pratiques nouvelles, il ne manque pas de courage dans ses choix techniques. « J’échange beaucoup avec mon contrôleur laitier et un conseiller de la Chambre d’agriculture. » À ce jour, le pari paraît réussi.

L’herbe comme nourriture principale

L’herbe est la nourriture principale. « Du 15 mars au 15 octobre, les vaches ont pour seule nourriture la pâture d’un mélange ray-grass anglais et trèfle blanc. » Il pratique le « pâturage dynamique », qui consiste à changer très régulièrement le troupeau de parcelle pour que l’herbe se renouvelle. « Pour équilibrer la ration l’hiver, je produis du lupin, une légumineuse riche en protéine. Dans le mélange lupin bleu et orge, l’orge sert de tuteur au lupin qui en recouvrant le sol, étouffe les mauvaises herbes. Deux passages de herse étrille remplacent le désherbage chimique. »

« La production s’ajuste au fourrage disponible »

Ce printemps quand les débuts de la culture étaient peu prometteurs, il disait : « Si ma production de lupin est insuffisante, je n’achèterai pas de fourrage de substitution. La production laitière, de 7 000 litres de lait par vache et par an, s’ajustera au fourrage disponible. » Au final il a obtenu 32 quintaux à l’hectare, avec 32 % de protéines, ce qui est plutôt bon et meilleur qu’escompté.

Il continue à investir : « J’ai refait, sur l’exploitation, 1,5 kilomètre de haie. Je vais remplacer mes vaches Holstein progressivement par des Jersaise, plus robustes, qui pâturent plus longtemps et donnent un lait plus riche. »

« C’est encore très dur financièrement, ajoute-t-il. J’ai des coûts de foncier élevés, beaucoup de remboursements de prêts. » Mais, depuis qu’il bénéficie des tarifs meilleurs de vente du lait bio (550 € pour 1 000 litres de lait), il a pu embaucher un salarié et avoir du temps libre avec sa famille. « Je dois aussi beaucoup à mon épouse qui m’a soutenu dans mon projet. »

Voir en ligne : https://www.ouest-france.fr/bretagn...

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