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Cornouaille Écologie
La crise sanitaire a boosté durablement les circuits courts
Le Télégramme 10 juin 2020
mis en ligne le 10/06/20 par Reunig Kozh

Viande, fruits, légumes, produits laitiers… Le confinement a tourné les consommateurs cornouaillais vers les circuits courts. Un nouvel engouement qui oblige les producteurs à s’organiser.

Ce mardi, Damien Pouder chasse les doryphores à la balayette, dans son champ de pommes de terre. Pas question pour le maraîcher de Saint-Evarzec d’avoir recours aux pesticides et de changer l’état d’esprit qui l’anime depuis la création du potager de Kerrun, il y a trois ans.

Depuis le début du confinement, le producteur labellisé bio fait pourtant face à une explosion de la demande. « Les gens ont voulu éviter les grandes surfaces. Ils ont aussi eu plus de temps pour cuisiner et pour venir », constate le maraîcher. Submergé par les nouveaux adeptes du circuit court, il a été contraint d’abandonner la préparation de paniers et les livraisons extérieures pour se concentrer sur un marché proposé deux fois par semaine sur l’exploitation.

« Beaucoup sont restés »

Cette accélération de la vente directe est partagée par la plupart des producteurs. Les chiffres du site Internet « Mangeons-local.bzh » en témoignent. Imaginée et animée par le Quimpérois Steven Pennec, la plateforme de mise en relation des producteurs et des consommateurs n’a jamais connu une telle affluence avec 110 000 visiteurs le premier mois du confinement. Les demandes ont même littéralement explosé au mois de mars, portées par une consommation parfois frénétique. « Les producteurs de viande ont eu affaire à un peu de panique », témoigne le webmaster bénévole.

Avec la sortie du confinement, les consommateurs qui cherchaient de la tomate en avril ont retrouvé leurs habitudes dans la grande distribution. « Mais beaucoup d’entre eux sont restés », se réjouissent, tour à tour, Damien Pouder et Steven Pennec.

Favorable aux nouvelles installations

Un mouvement suivi par les producteurs. Le site Internet géré par les bénévoles de Locavor de Bretagne a enregistré près de 80 nouvelles inscriptions en l’espace de deux mois, portant le nombre d’agriculteurs à 350 dont une bonne centaine en Cornouaille. Pas toujours avec succès. À Plonéis, le producteur de cidre Paul Coïc attend toujours les clients, touché comme ses confrères par la fermeture des crêperies et l’absence des touristes au printemps.

Pour Damien Pouder, la réponse à la demande des consommateurs réside dans la propagation du modèle économique. « Il faut favoriser les nouvelles installations, martèle le jeune producteur. Moi, je n’ai pas la volonté de produire plus. J’ai trouvé mon équilibre ». Il ouvre sa porte aux porteurs de projets pour partager son expérience.

Voir en ligne : https://www.letelegramme.fr/finiste...

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