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Cornouaille Écologie
Algues vertes. Un 2e plan de lutte critiqué
Le Télégramme 24/4/18
mis en ligne le 24/04/18 par Reunig Kozh

Ces vingt dernières années, plus de 150.000 tonnes d’algues vertes ont été ramassées sur les plages de la baie de Douarnenez. La partie émergée d’un phénomène colossal que les pouvoirs publics peinent à endiguer, en dépit des actions engagées.

2010. L’État décide de s’engager financièrement, via l’Agence de l’Eau, aux côtés des collectivités bretonnes, pour lutter contre un phénomène qu’elles peinent à endiguer, celui de la prolifération des algues vertes. Depuis des dizaines d’années et de manière récurrente, ces ulves se reproduisent à vitesse grand V et viennent tapisser le fond des anses et des baies du littoral, jusqu’à les étouffer et sinistrer littéralement certaines plages, au gré des marées. Un premier plan de lutte est mis en place pour cinq ans, décliné avec des stratégies locales dans huit baies bretonnes, avec un budget global de 50 M€. 55 M€ viennent d’être à nouveau dégagés pour un second plan (PLAV2) qui a vocation à prolonger le précédent jusqu’en 2021 et à l’amplifier en terme d’actions de terrain, à la lumière de l’expérience acquise dans le premier plan. Mais ce 2e plan est loin de faire l’unanimité. La communauté de communes du Pays fouesnantais par exemple, concernée au titre de la baie de La Forêt-Fouesnant, a voté contre. Concarneau-Cornouaille Agglomération n’a pas souhaité le voter.
L’avis des experts négligé
Pour la baie de Douarnenez, le plan a été signé mardi. Ici, ce sont les associations de défense de l’environnement qui sont plus que dubitatives. Eau et Rivières de Bretagne, bien que membre du comité de pilotage de ce PLAV2, regrette que ses remarques n’aient pas été prises en compte. « Les contrats de baies Algues vertes ne respectent pas les objectifs fixés par les scientifiques en terme de concentrations en nitrate qui devraient être de 10 mg/litre à l’horizon 2027 », pointe l’association, ajoutant que « la plupart des actions proposées ne respectent pas les recommandations régionales en terme d’innovations, de modification des modèles agricoles ». Eau et Rivières pense également que l’État n’active pas suffisamment son pouvoir réglementaire concernant les exploitations agricoles « qui ne jouent pas le jeu et pénalisent toutes les autres qui font des efforts » (les actions de lutte se font, concernant les exploitants agricoles, sur la base du volontariat, NDLR).

Manque d’ambition

Enfin, l’association estime que les financeurs ne sont pas assez regardants sur la dépense publique. « Malheureusement, avec des actions et des objectifs si peu ambitieux, la plupart des plages bretonnes vont encore recevoir cette pollution verte pendant de nombreuses années, voire des dizaines d’années », estime Eau et Rivières. Le PLAV2 pour la baie de Douarnenez, doté d’un budget propre de 2 M€, va pourtant en consacrer plus de la moitié aux actions en direction de l’activité agricole. Il prévoit un passage à 15 mg de nitrates/litre en moyenne dans chacun des 21 cours d’eau du territoire seulement à l’horizon 2027. L’objectif fixé à l’échéance 2021 est de faire la moitié du chemin et d’obtenir une participation d’au moins la moitié des agriculteurs du territoire (28.000 ha, 20 communes) et au moins la moitié de la surface utile agricole, pour la période mai-septembre.

Voir en ligne : http://www.letelegramme.fr/finister...

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