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Cornouaille Écologie
Pont-l’Abbé : L’appel au secours des apiculteurs désespérés
Ouest-France 28/4/2018
mis en ligne le 29/04/18 par Reunig Kozh

Sven Niel, Pierre Carval et Sébastien Barbier, apiculteurs, professionnels ou amateurs, ont tous connu d’importantes pertes de ruches. Ils déplorent un manque de réaction de l’État.

« C’est le printemps, on a l’impression que les abeilles butinent, c’est bucolique. En fait, c’est un cimetière que vous regardez », explique Sven Niel, apiculteur amateur à Tréogat (Finistère), dans une vidéo vu plus d’1 million de fois, postée sur le Web. Ses ruches sont remplies de miel et de cadavres d’abeilles noircies.

Même constat chez Sébastien Barbier. Cet apiculteur professionnel depuis 10 ans vit dans les monts d’Arrée, à Plounéour-Ménez. Cette année, il a perdu 118 ruches sur 148. Lui aussi a posté une vidéo sur le réseau social de sa miellerie pour alerter l’opinion publique. « Même si le problème est récurrent, on se remet toujours en cause par rapport à la mortalité de nos abeilles », rappelle-t-il. La situation n’est plus vivable, ces apiculteurs se disent « à bout de souffle ».
L’écosystème en péril

Les mobilisations se multiplient en Bretagne. Mercredi dernier, Wolgang Bourlett, président de l’association Santé Nature Environnement, a manifesté devant la mairie de Plomeur. Il a déposé une plainte contre le producteur de tulipes Kaandorp pour mise en danger d’autrui. Il compte se mobiliser devant le bulbiculteur dès dimanche, puis tous les quinze jours cet été.

Pour les apiculteurs, le problème proviendrait des produits contenant des néonicotinoïdes épandus sur les champs aux alentours. « On les retrouve également dans les eaux et la terre », indique Sven Niel. Ces insecticides affectent le système nerveux des insectes et provoquent la mort des abeilles. Ce fléau est reconnu comme le syndrome d’effondrement des colonies.

La France s’est prononcée sur l’interdiction de plusieurs produits insecticides pour juillet 2018. Pierre Carval, de Plonéour-Lanvern, apiculteur professionnel suit l’évolution de la mortalité sur ses ruches depuis 2005. Après 44 ans de métier, il dresse un avenir sombre :« Je n’aurais sûrement plus de ruches d’ici 2025. » Il redoute que les industriels obtiennent des dérogations pour remplacer les néonicotinoïdes par d’autres produits dangereux pour l’écosystème.
Des vétérinaires pour les abeilles

Plusieurs vétérinaires bretons se sont engagés bénévolement auprès de l’Observatoire des mortalités et des affaiblissements de l’abeille mellifère (OMAA). Ils appellent les apiculteurs à communiquer sur leurs dégâts. Leur but : recueillir le plus d’analyses scientifiques afin d’identifier les causes de mortalité des abeilles. Cette expérimentation en Bretagne et Pays de la Loire a pour vocation de s’élargir à la France entière.

Aujourd’hui, les apiculteurs projettent de lancer un financement participatif afin d’analyser les plantes et le miel. Ils souhaiteraient une rencontre avec les agriculteurs pour trouver une solution ensemble.

Voir en ligne : https://www.ouest-france.fr/bretagn...

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