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Cornouaille Écologie
Serres chauffées. Mikaël Le Corre fait très bien sans
Le Télégramme 17 juillet 2019
mis en ligne le 17/07/19 par Reunig Kozh

Le Comité national de l’agriculture biologique a autorisé l’utilisation de serres chauffées en agriculture bio. À Fouesnant, Mikaël Le Corre produit ses fruits et légumes de manière complètement naturelle, convaincu qu’il ne faut pas trahir la terre.

Les terres qui appartenaient à son grand-père, au Porz, à Fouesnant, n’étaient plus cultivées depuis 1995. Mikaël Le Corre les a reprises en 2016. Le maraîcher travaille aujourd’hui sur plus de 13 000 m² (1,3 ha), où il produit des dizaines de fruits et légumes différentes. En bio, mais sans en avoir le label. « Je fonctionne en faisant de la rotation de culture, avec du fumier de bovins, de l’engrais organique animal et végétal », précise-t-il. Sous ses 2 000 m² de serres, des tomates en majorité, mais aussi des fraises, des poivrons et même… des pastèques. « C’est le genre de fruit qu’on n’aurait jamais pu cultiver avant en Bretagne », assure Mikaël Le Corre.

Une question de goût

C’est que le changement climatique, l’agriculteur le constate au quotidien. « Les plantes subissent des variations de températures importantes : ce printemps a d’ailleurs été particulièrement humide et froid ». Pour lui, les mois de février et mars n’ont pas été faciles : « Il a fallu éviter le gel en début de saison, j’ai déployé des voiles d’1,7 mm pour protéger mes parcelles. C’était délicat », relate-t-il.

Je le fais par conviction : pour moi, permettre ça, c’est une véritable aberration.

Pourtant, pour rien au monde Mikaël Le Corre reviendrait sur son principe de ne pas chauffer ses serres qui courent sur près de 2 000 m². « Je le fais par conviction : pour moi, permettre ça, c’est une véritable aberration. Il faut respecter les saisons et les cultures. Les problèmes d’utiliser les serres chauffées, on les connaît : le sol s’appauvrit et les récoltes sont davantage soumises aux maladies et aux ravageurs. Et surtout, les fruits et légumes perdent de leur goût. C’est pour cela que j’ai pris la décision de ne récolter que ce que me donne la terre, sans artifice », insiste-t-il.

Vente directe

« Le goût, c’est ce que les gens recherchent », poursuit le maraîcher. Empêcher la commercialisation entre décembre et fin avril ne le convainc pas plus. « Je plante mes tomates vers la semaine 13 au plus tôt, ce qui correspond à fin mars, début avril. Mes premières tomates cerises ont été cueillies le 26 mai… », souffle-t-il. Pointant du doigt la grande distribution, « certainement pas innocente à ses choix qui vont pousser les producteurs à produire tout et n’importe quand », Mikaël Le Corre a fait le pari de se tourner exclusivement vers la vente directe.

Plusieurs fois par semaine, il propose ses fruits et légumes à Fouesnant et Mousterlin. « La semaine dernière, j’ai écoulé près de 270 kg de tomates en deux jours », raconte le maraîcher. Le modèle économique demeure précaire, mais l’agriculteur s’en saisit à bras-le-corps en phase avec ses convictions personnelles.

Voir en ligne : https://www.letelegramme.fr/finiste...

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