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Cornouaille Écologie
D. Le Bigot veut « associer les gens qui ont envie d’avancer »
Le Télégramme 30/8/2019
mis en ligne le 30/08/19 par Reunig Kozh

« Ne nous y trompons pas. Aux européennes, l’électorat a voté pour essayer des solutions nouvelles en matière de sauvegarde de la planète ! », estime Daniel Le Bigot. Au retour de l’université d’été des Verts, il s’apprête à aborder la séquence des municipales.

Affaibli au printemps suite à un grave accident de la route, l’écologiste Daniel Le Bigot s’est « retapé » et vient de marquer son retour en politique en participant à l’université d’été des Verts, à Toulouse. Les débats l’ont conforté dans ses choix en vue de la campagne des municipales.

L’élu quimpérois effleure la longue cicatrice qui court le long de son avant-bras gauche, seul stigmate visible de son accident du 22 mars dernier. « J’ai eu de la chance d’être bien opéré par un médecin du centre hospitalier de Cornouaille », estime-t-il. Il a repris ses déplacements à vélo, s’est offert un casque digne de ce nom et son esprit combatif est revenu. Il lui fallait aussi tourner la page de l’initiative « Kemper 2020 », dans laquelle des Verts quimpérois sont partie prenante. « Je m’y suis engagé, en tant que militant et rapidement, j’ai vu que je n’y trouvais pas ma place. Stratégiquement, j’avais des réticences », dit-il. Début juillet, il a officiellement pris ses distances.

« Le climat a été la base de la motivation des électeurs »

Cette mise au point faite, c’est l’esprit libéré qu’il s’est rendu, du 22 au 24 août, à l’université d’été des Verts, à Toulouse. « Le vote aux européennes (13,4 % en France, et 19,1 % sur Quimper pour Jadot, NDLR), ce n’est pas, même s’il a fait une bonne campagne, un vote pour Jadot et Europe Écologie, ne nous y trompons pas ! L’électorat a voté pour essayer des solutions nouvelles en matière de sauvegarde de la planète. Le climat a été la base de la motivation des électeurs. Il faut que nous, écologistes, ayons l’humilité de réaliser que les gens ont voté pour ceux qui s’engagent à modifier le cours des choses en faveur de la planète ! », décrypte-t-il. Les débats toulousains, auxquels ont participé 2 000 personnes, l’ont conforté : « Je pense que les débats des trente dernières années, autour d’une bipolarité de la vie politique, sont en train de voler en éclat. Évidemment, les gens de gauche restent de gauche et les gens de droite restent de droite, mais les motivations changent. Les partis politiques ont encore leur pertinence car ce sont des laboratoires d’idées, mais ils n’ont plus la capacité à régler la vie politique. Il faut s’ouvrir, associer les gens qui ont envie d’avancer et ne pas se caler sur le passé ».

« Il faut que la gauche et les écologistes soient unis »

Alors que la séquence des municipales se profile, ces pistes de réflexions peuvent, selon lui, trouver notamment un écho auprès « des jeunes couples, qui s’interrogent sur ce qu’ils vont laisser à leurs enfants. Ils sont prêts à faire des choses pour peu qu’on leur propose un modèle de société qui aille dans ce sens », martèle-t-il. Justement, à ses yeux, « il ne s’est rien passé de constructif pendant ce mandat. On nous dira sans doute qu’il n’y a pas eu de hausse d’impôt, ni de graves erreurs ; mais on demande plus à une équipe qui gère une ville. On demande qu’elle l’oriente sur des projets stratégiques. Il faut que la gauche et les écologistes prennent cette mairie. Je n’ai pas envie de laisser la droite gérer deux mandats consécutifs. L’équipe actuelle est hors du coup. Soit on en reprend pour six ans, soit on se mobilise pour présenter un projet pour Quimper ». Ces derniers mois, Daniel Le Bigot s’est forgé une conviction : « Pour emporter cette ville, il faut que la gauche et les écologistes soient unis. J’ai le sentiment que les partenaires sont conscients qu’il nous faut trouver une formule permettant d’aller en même temps, sinon c’est perdu ». Il se dit optimiste : « Je pense que la prise de conscience est en train de se faire. Le combat contre les pesticides, une alimentation saine ; moins de voitures et plus de transports alternatifs… L’attente des gens, aujourd’hui, c’est ça, et non pas : Faites-nous une salle de 4 000 places ! ».

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