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Cornouaille Écologie
Saint-Yvi. Ils cultivent leur avenir
Le Télégramme 22 sept 2019
mis en ligne le 22/09/19 par Reunig Kozh

Le travail d’Anaïs Fromentoux et de François Donnay sera mis en valeur, ce lundi 23 septembre après-midi, par le Groupement des agriculteurs biologiques du Finistère. Le couple de maraîchers est installé, depuis cinq ans, à Saint-Yvi. Il œuvre au quotidien dans le respect de la terre.

« Quand on est maraîcher, il faut savoir tout faire ». En règle générale, le seul travail de la terre ne suffit effectivement pas à faire tourner l’exploitation. Ce constat n’épargne pas Anaïs Fromentoux, 31 ans, et François Donnay, 38 ans. Au sein de leur Gaec, les deux associés doivent également se faire comptables, gestionnaires, menuisiers, mécaniciens… Une polyvalence de tous les instants, que le couple ne mesurait certainement pas en s’installant.

Il y a cinq ans, lui a lâché son poste d’infirmier et elle ses études en économie sociale et solidaire. Objectif : vivre leur passion. Le monde agricole leur est alors complètement inconnu. Mais l’envie de se reconvertir est plus forte que tout. « On a pas mal voyagé, retrace Anaïs Fromentoux. Et on avait envie de créer un projet qui ait du sens pour nous. Un projet qui soit inscrit dans un territoire, dans une relocalisation de l’économie ».

Le couple se met alors en quête de terres cultivables. Jusqu’à jeter son dévolu sur un terrain, en friche depuis plus de trente ans. Exit l’Ille-et-Vilaine. C’est au cœur de la campagne saint-yvienne, à Kerlou, que le couple réalisera son rêve. « C’étaient des terres plates, avec de petites parcelles entourées de haies, idéalement situées, et pas très loin de la mer, un facteur important dans le maraîchage », explique l’exploitante.

« On est fier de cultiver des produits sains »

Six hectares de surface, dont la moitié est cultivée. En plein air ou sous les 3 500 m² de serres. Un parfait terrain de jeu, où sont produites plus de soixante variétés de légumes. Elles sont notamment proposées à la vente directe le vendredi. Le tout, estampillé bio : « Une évidence pour nous, confie la maraîchère. On avait besoin d’un travail qui corresponde à nos valeurs, qui permette de faire attention à notre environnement, à la santé des gens. Et aujourd’hui, on est fier de cultiver des produits sains ».

Ce choix militant n’est pas sans contraindre l’activité du couple. À défaut d’intrants chimiques, les purins et autres huiles essentielles sont nécessaires pour le sol. L’amendement des parcelles pourrait aussi bientôt passer par l’épandage d’herbe fraîche. La récolte, tout comme le désherbage, se font, quant à eux, à la main. Le duo, qui emploie deux salariés, dont un saisonnier, et bénéficie d’une aide familiale, a également fait le choix des « rotations longues », alternant culture de légumes gourmands, moins gourmands puis engrais verts.

Le maraîcher devient soudeur

« On a aussi décidé de travailler en planches permanentes », explique Anaïs Fromentoux. Des plates-bandes de culture laissées en place d’une année sur l’autre. Leur largeur étant parfaitement adaptée au passage du tracteur. La technique a nécessité quelques adaptations sur l’exploitation. Anaïs Fromentoux et François Donnay doivent ainsi parfois imaginer du matériel sur-mesure pour travailler les planches.

Le domaine de Monsieur. Qui s’est récemment improvisé soudeur, fabriquant lui-même son matériel, avec l’appui de L’Atelier paysan, une coopérative d’auto-construction. Deux fabrications maison, baptisées cultibutte et vibroplanche, sont déjà sorties de son imagination. « Tout cela nous permet de gagner en temps, en autonomie… et en pénibilité », assure Anaïs Fromentoux.

« Tenir dans la durée »

Une petite victoire pour le couple, qui récolte désormais les fruits de son labeur. Une satisfaction personnelle d’autant plus grande « que l’on s’est pas mal épuisé », confie l’exploitante. Ce qui les a d’ailleurs amenés à envisager l’intégration de deux associés supplémentaires dans le Gaec. Le projet devrait se concrétiser d’ici un an ou deux. Histoire de « tenir dans la durée ». Et de pérenniser l’aventure à Kerlou.

Voir en ligne : https://www.letelegramme.fr/finiste...

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